Blogueuse, fêtarde, et autrice à ses heures perdues... et désormais interviewée dans le blog suprême par Maître Roger, étape essentielle vers la gloire sur les Internets mondiaux.
#monanalyse
le 16 JUIN 2026,
L'interview de Clarissa Rivière

Bonjour Clarissa (tu permets que je te tutoie et t’appelle par ton petit nom ?), d’où viens-tu ? Où vas-tu ?

Oui, avec plaisir !
Je mène plusieurs vies à la fois, et je viens du Pays Basque... J’ai posé mes valises à Paris pour toujours, tant j’aime l’agitation et l’anonymat de la capitale - et les Parisiens râleurs ;-)
Je ne sais pas du tout où je vais, je me laisse guider par mes envies du moment et l’air du temps !

Ah bon ? Les Parisiens sont râleurs ? Je n’ai rien remarqué, et pourtant j’y suis né. On me cache tout on me dit rien, comme d’hab 😒

Je ne suis qu’une mauvaise langue ! Nous sommes de très agréable compagnie ! (le plus souvent...)

Voilà, le plus souvent, exactement.
D’après mes calculs, ton blog a été créé le 24 novembre 2011 et, depuis, tu y as écrit près de 2.200 billets. Quels sont les secrets de ta productivité et de ta longévité inhabituelles en l’espèce ?

Tant que ça ? Quand on aime, on ne compte pas !

Oui, tant que ça : je suis scrupuleux dans mes analyses, tu t’en doutes, j’ai vérifié sur ta page autrice et Wordpress est formel dans le décompte.

J’écris depuis toujours, je tenais un journal intime jeune (plaisir de fille unique !). Mes billets de blog, je les écris très vite, je me relis à peine, je ne corrige rien... C’est spontané, pris « sur le vif ». Je suis bien plus lente quand j’écris des nouvelles ou des romans !
Le secret de ma « longévité » ? C’est le plaisir que j’en retire : le plaisir d’écrire, de raconter des histoires, ma vie... Je ne pourrais pas tenir un blog par obligation
(C’est mon côté rebelle : dès que je me sens obligée, la motivation disparaît ;-) )

Selon la page « Publications » de ton blog, tu as été publiée pour la première fois par La Musardine en novembre 2012, dans le recueil de nouvelles « Osez 20 histoires érotiques dans un train » ; tu étais où avant ? Comment est venue l’idée de cette première publication ?

Avant je manquais de temps ! Et dès que j’ai réussi à gagner du temps libre, j’ai choisi de le passer enchaînée à mon ordinateur à inventer des histoires !
Je les ai d’abord partagées sur mon blog, sur Facebook, où j’ai découvert l’existence des appels à textes, pour des recueils de nouvelles, en particulier ceux de La Musardine. Je me suis prise au jeu, en compagnie de toute une bande d’amies autrices, on s’est bien amusées !

Enchaînée... carrément... intéressant 😏

Pour mon plus grand plaisir ! Des chaînes invisibles et immatérielles, mais bien réelles... Cette sensation « d’arrachement » parfois quand je dois m’interrompre en plein élan !

Arrachement… intéressant itou 😏
Vis-tu de ta plume, ou de ton clavier si tu n’écris pas à la plume, ou bien l’activité d’écrivaine érotique n’est hélas pas suffisante pour vivre décemment dans cette vallée de larmes capitaliste ?

J’écris parfois à la main, mais cela devient rare !
Quitte à choisir, j’aimerais mieux en vivre avec indécence plutôt.. mais c’est loin d’être le cas, tu t’en doutes bien (d’autant plus que je ne publie pas régulièrement, paresseuse que je suis !)
J’écris avant tout pour le plaisir, pour m’amuser, partager mes fantasmes, échanger avec d’autres auteurs et autrices, des lecteurs et lectrices...

Mais oui, bien sûr, vivre indécemment ! Où avais-je les neurones ? Malgré ma suprêmitude parfois ils s’égarent... les ravages de l’âge, je suppose #monanalyse
Ton dernier roman, Chemins de soumission, a été publié il y a un an à La Musardine. Sans divulgâcher son contenu aux millions de lecteurs du blog suprême, peux-tu nous dire pourquoi le pluriel à « chemins » et le singulier à « soumission » ?

J’ai le trac maintenant que je connais l’audience du blog suprême ;-)
J’ai choisi le pluriel, car mon roman raconte l’initiation au BDSM de deux jeunes filles. Elles sont toutes les deux intéressées et attirées par le BDSM, mais de façon différente : l’une va se découvrir profondément soumise, tandis que l’autre se montrera plus rebelle.
Et je pense qu’il existe bien d’autres chemins...

Autant de chemins que de rencontres, je pense #monanalyseapprofondie
« Chemins de soumission », ça m’a évoqué aussi les chemins de Compostelle. En attendant que je parle à mon psy – qui du reste ne prend plus mes appels – je lance le débat : la soumission est-elle une expérience mystique ?

Je pense que ta psy serait plus à même de répondre, mais je vais devoir me lancer, puisqu’elle a disparu !
Les liens entre la religion et le BDSM sont troublants : un même goût pour certaines pratiques (flagellations, mortifications...), le mobilier (croix de Saint André, prie-Dieu)... Une soumise qui adore son Maître, le vénère comme un Dieu, s’offre complètement à lui, et se retrouve plongée dans des sortes de transe (subspace) qui ne sont pas sans rappeler les extases de certaines saintes ! (C’est aussi valable dans le cadre d’une relation soumis-dominatrice)

Merci ma bien chère sœur, nos pensées et prières se tournent maintenant vers Thérèse d’Avila, sainte patronne du BDSM comme chacun-e le sait où feint de ne pas le savoir.
(Et au fait, j’ai écrit : « mon psy » et tu réponds en parlant de ma supposéE psy... on ne va pas se lancer dans une interprétation, hein, on fait comme si on avait rien vu…)
Je vois Cui, aka Comme une image, dans les liens de ton blog vers tes « amies » ; nous nous connaissons bien et nous suivons depuis des années, je l’avais interviewé il y a dix ans dans feu mon web-journal satirique francophone de bon goût de 1999 à 2019.
Je n’étais pas au courant de sa transition de genre, on me cache tout on me dit rien, une fois de plus. C’est récent ?

Je suis stupéfaite, je n’étais pas au courant ! J’ai du mal à le croire, tu ne serais pas en train de me taquiner par hasard ?

Hum... ne nous emballons pas... il y a une rubrique « les amiEs », au féminin, sur les pages de ton blog, et ayant noté ton amour pour la grammaire (cf. le titre de ton dernier billet, notamment), j’en infère par l’usage des neurones susmentionnés la seule conclusion logique et grammaticalement correcte à cette rubrique mise au féminin.

Je n’y étais pas du tout, tu m’as bien fait rire !
J’ai accordé à la majorité ! Pourquoi le masculin devrait-il toujours l’emporter ? Je dois d’ailleurs ajouter « Le Blog suprême » dans mes liens amis, il manque cruellement !

Grande sera la joie du blogueur suprême de compter parmi tes amies, en si charmantes compagnies.
Depuis que tu connais Maître Roger, comment ta vie a-t-elle changé ?

Pour l’instant, je dirais que les modifications sont infimes, mais quand mon interview paraîtra, tout va changer peut-être, je suis pleine d’espoir !

Hum... bizarre... usuellement, les effets significatifs se font sentir dès les premiers dm... on dirait bien que mes suprêmes pouvoirs se barrent avec l’âge, eux aussi 🤔
Enfin bref, reprenons : c’est Valérie Branko qui a recommandé que tu sois interviewée dans le blog suprême ; quels ont été tes sentiments quand tu as appris cette merveilleuse nouvelle ?

J’ai été très touchée ! Et je me suis précipitée sur son interview pour savoir à quelle sauce j’allais être mangée ;-) J’ai ressenti une certaine pression !

À ton tour, à qui souhaites-tu de connaître la félicité d’un futur entretien avec Maître Roger ?

J’avoue, c’est plaisant d’être torturée de questions, ce doit être mon côté « soumise » ! Je pense à plusieurs autrices, par exemple : Julie-Anne de Sée, Sonia Saint-Germain, Eva Delambre, Léa Grosson, Aurélie Stefani, Claire Von Corda...

ça fait du monde mais l’espace du blog suprême est infini. Je compte sur toi pour les mentionner et les encourager à venir jusqu’à mes dm qui sont ouverts.
Où souhaites-tu que Maître Roger t’invite à dîner et on mange quoi ?

Oh, merci pour cette invitation ! J’aime bien la nourriture Thaï par exemple, et ensuite, on dégusterait des glaces, pour apaiser le feu du piment ! En terrasse, avec Paris à nos pieds au crépuscule...

Il en sera ainsi.
Et ton kink pour la grammaire, dans tout ça ?

Ce kink-là, très précis, et sûrement un peu comique - d’ailleurs je devine un brin d’ironie derrière ta question ! - s’inscrit dans une paraphilie plus générale je pense : la sapiosexualité. Dès que l’on me parle de notions compliquées, avec des mots savants, je me sens toute chose et je ne réponds plus de moi ! Peu importe le sujet, astrophysique, philosophie, biologie... (la finance et la compta exceptées, j’ai quand même des limites !)

Ironique, moi ? 😇
(Et c’est noté pour la finance et la compta, je réviserai mes manuels de physique quantique avant notre dîner thaï)

Un grand merci pour cette interview et toutes ces questions indiscrètes !
J’espère que nous aurons un jour le plaisir de nous rencontrer en chair et en os, malgré notre goût pour la réalité virtuelle !

Mais avec grand plaisir itou ! Et à très vite pour un crépuscule commun avec Paris qui se pâmera à nos pieds 🙏🏻
C'était l'interview de Clarissa Rivière
avant...